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L'écrivain et diplomate haïtien Léon Laleau s'est éteint il y a 47 ans
Il y a 47 ans, le 7 septembre 1979, Léon Laleau mourut à Port-au-Prince selon une source, tandis qu'une autre situe son décès à Pétionville. Né le 3 août 1892 dans la capitale haïtienne, cet homme de lettres mena de front une carrière d'homme d'État, d'ambassadeur et de journaliste.
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Par NAGO News
2 min de lecture

Formation et engagement diplomatique
Après ses classes secondaires au lycée Pétion auprès d'enseignants tels que Fernand Hibbert et Damoclès Vieux, il obtint son diplôme à l'École de droit en 1912. Délaissant le barreau, il préféra servir la diplomatie haïtienne. Il signa en 1934 le protocole scellant le départ des troupes d'occupation des États-Unis. En 1937, il occupa le poste d'ambassadeur d'Haïti en France. Ses missions le conduisirent également en Italie et au Royaume-Uni, tout comme à Cuba, au Panama, au Pérou et au Chili. Ministre des Affaires étrangères, il siégea par ailleurs à l'Académie diplomatique internationale ainsi qu'à l'Académie des sciences d'outre-mer.
Création littéraire et hommages
Léon Laleau développa en parallèle une œuvre poétique, théâtrale et romanesque. Influencé d'abord par Henri de Régnier avant de suivre les traces de Max Jacob, il fit paraître *À voix basse* en 1920, puis *La Flèche au cœur* en 1926. Suivirent *Le Rayon des jupes* et *Abréviations* en 1929, ainsi que *Musique nègre* en 1931, recueil qui lui valut le surnom de « Max Jacob noir » sous la plume de Pierre Guéguen. Il donna encore *Ondes courtes* en 1933 et *Orchestre* en 1937. Léopold Sédar Senghor décrivit ses écrits comme portant « le badinage créole qui fut durant si longtemps le signe distinctif de la poésie des îles ».
Ses ouvrages lui valurent le Prix Edgar Poe à Paris en 1962, la Rose d'Or des poètes en 1968, puis le Prix Henri-Deschamps en 1978.

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