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Thomas-Antoine de Mauduit du Plessis, colonel à Port-au-Prince, est né il y a 273 ans

Il y a 273 ans, le 12 septembre 1753, naquit à Hennebont, en France, Thomas-Antoine de Mauduit du Plessis. Cet officier français, fils d'Antoine-Joseph de Mauduit, commanda plus tard le régiment du Port-au-Prince à Saint-Domingue, où il trouva la mort en 1791.

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Par NAGO News

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Thomas-Antoine de Mauduit du Plessis, sur une photo de groupe (« Thomas Antoine de Mauduit du Plessis »)
Photo d'illustration : Thomas-Antoine de Mauduit du Plessis, sur une photo de groupe (« Thomas Antoine de Mauduit du Plessis »)Anonymous - unknown · Public domain · Wikimedia Commons

Du Levant à l'Amérique

Enfant, il s'enfuit du collège à 12 ans. Embarqué comme mousse à Marseille, il parcourut la Méditerranée orientale et visita Alexandrie et Constantinople avant de rentrer en France. Les dessins et les plans rapportés de ce voyage convainquirent son père de soutenir son projet de devenir officier d'artillerie.

Capitaine, il partit de Nantes pour prendre part à la guerre d'Indépendance américaine. Il se distingua à Germantown le 4 octobre 1777, dirigea la défense du Fort Mercer, puis combattit à Monmouth le 28 juin 1778 comme commandant adjoint de l'artillerie américaine. Il fut promu major dans l'armée française et lieutenant-colonel dans l'armée américaine, et reçut l'estime de George Washington.

Le colonel des Pompons blancs

Nommé colonel en 1787, il prit le commandement de la place et du régiment du Port-au-Prince. Il s'opposa aux partisans de l'Assemblée de Saint-Marc, surnommés « Pompons rouges », à la tête des loyalistes appelés « Pompons blancs ». Dans la nuit du 29 au 30 juillet 1790, sur ordre du gouverneur, il dispersa le comité provincial ; une dizaine d'hommes périrent dans les deux camps.

Hostile à la Révolution française, il refusa, avec le gouverneur Blanchelande, de promulguer les décrets venus de France. Il désarma la garde nationale, leva une milice royaliste et mena une répression sanglante qui déclencha une insurrection générale.

Une fin brutale

Le 2 mars 1791, les régiments d'Artois et de Normandie débarquèrent dans la colonie et fraternisèrent avec la population. Sommé par des habitants de rendre, devant sa troupe, les drapeaux saisis en 1790, Mauduit accepta. Il fut alors outragé puis tué par ses propres soldats en pleine ville de Port-au-Prince.

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