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Le Vincent-Marie de Vaublanc, natif de Fort-Liberté, s'est éteint il y a 181 ans

Il y a 181 ans, le 21 août 1845, s'éteignit à Paris l'homme d'État et écrivain français Vincent-Marie de Vaublanc. Né le 2 mars 1756 à Fort-Liberté, alors appelé Fort-Dauphin, à Saint-Domingue, il fut le fils aîné de Vivant-François de Vaublanc, major et commandant du Fort Saint-Louis. Après avoir grandi dans cette colonie, il rejoignit la France métropolitaine à l'âge de sept ans pour y poursuivre son éducation.

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Par NAGO News

2 min de lecture

Vincent-Marie de Vaublanc, sur une photo de groupe (« Vincent-Victor Henri Viénot de Vaublanc »)
Photo d'illustration : Vincent-Marie de Vaublanc, sur une photo de groupe (« Vincent-Victor Henri Viénot de Vaublanc »)Aymeric78 · Public domain · Wikimedia Commons

Une formation militaire et un retour aux sources

Le jeune homme étudia durant cinq ans à l'École de cadets de La Flèche, puis intégra l'École militaire de Paris de 1770 à 1774. Avant même la fin de son cursus, le futur roi Louis XVIII le décora de l'ordre de Saint-Lazare. Il servit ensuite comme sous-lieutenant au régiment de la Sarre entre 1776 et 1782. Des affaires familiales le ramenèrent temporairement à Saint-Domingue, où il épousa Charlotte Saillenfest de Fontenelle. Le couple eut une fille avant de s'installer définitivement en France en 1782.

Un parcours politique mouvementé

D'abord séduit par les idées révolutionnaires de 1789, il devint secrétaire de l'assemblée de la noblesse du bailliage de Melun, puis président du conseil général de Seine-et-Marne. Élu député de ce département en 1791, il s'imposa par son éloquence. Au cours de sa carrière, il côtoya de nombreux dirigeants, de Louis XVI à Napoléon, en passant par Louis XVIII. Bien qu'il fût proscrit et recherché à quatre reprises par différents régimes, il échappa toujours à l'arrestation et revint chaque fois en grâce. Il occupa les fonctions de préfet de la Moselle et des Bouches-du-Rhône, siégea au Conseil des Cinq-Cents, et devint ministre de l'Intérieur sous la Restauration. À ce poste, il mena en 1816 une réorganisation controversée de l'Académie française.

Un homme de lettres et d'institutions

Parallèlement à sa vie publique, ce grand officier de la Légion d'honneur se consacra à l'écriture de poèmes, d'essais historiques et de ses Mémoires. Il fut membre de l'Académie des beaux-arts et de l'Académie de Stanislas. D'abord partisan modéré des réformes, il acheva son parcours politique comme un contre-révolutionnaire radical.

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